" Intercommunalité 2026 : le projet comme espérance "
 
 
 
Régis Petit
 
Président de l’ADGCF
 
 
" L’intercommunalité s’est, ces dernières années, généralisée, recomposée, renforcée, mais elle demeure démocratiquement carencée. Elle est toujours, dans les débats électoraux, invisibilisée comme le dernier cycle électoral l’a démontré. Le fléchage a une nouvelle fois prouvé, avec la troisième édition de 2026, son incapacité à porter le débat public à l’échelle communautaire où se situent pourtant et se concentrent de plus en plus les compétences juridiques et pouvoirs d’agir en matière de " fabrique " du
territoire et des politiques publiques ". Ce constat, dressé par le politiste Rémi Lefèbvre, est issu d’une note d’analyse centrée sur la place de l’intercommunalité dans la dernière campagne électorale, commandée par l’ADGCF et Intercommunalités de France. Il vient confirmer non pas un signal faible, mais bien une tendance lourde, observable à l’occasion de chaque élection au sein du bloc local : plus l’intercommunalité monte en puissance, plus elle semble dissimulée, plus on entretient comme l’indique Rémi Lefèbvrre, la " fiction du pouvoir communal ", alors que ce sont en grande partie les intercommunalités qui rendent les communes agissantes, 70 % des services publics locaux étant aujourd’hui intercommunalisés. Mais rien à faire. Les communautés & métropoles, même incontournables, semblent a priori " disqualifiées " au nom des " lourdeurs administratives ", de la " dépossession des maires ", voire des " surcoûts " qu’elles généreraient.

Mobilisant l’étude menée en 2025 par l’ADGCF en partenariat avec le CEVIPOF sur les cadres dirigeants des communautés & métropoles, le chercheur estime que " les DGS des intercommunalités intériorisent cette crispation autour de l’intercommunalité " puisqu’ils sont, moins que le passé, favorables à sa démocratisation (43 % en 2025 contre 69 % en 2019) et ce, sans doute moins par " conviction " que parce que les cadres intercommunaux la jugent " impossible " à faire accepter par les maires, dont la fonction, force est de le constater, s’est fragilisée au cours de ces dernières années. 

Dans ce contexte plus que jamais incertain pour la dynamique intercommunale, une lueur d’espoir pour le politiste : le projet de territoire qui " s’impose comme un outil pour reconstruire du lien et de l’ambition ". L’ADGCF ne peut que souscrire à la proposition de Rémi Lefèbvre. La vocation de l’ADGCF n’est pas de s’inscrire dans un discours " chafouin ", voire alarmiste, mais bien de proposer des solutions. Et précisément : le projet de territoire, c’est le fondement même de l’intercommunalité, la boussole qui donne sens à l’action collective, qui organise la coopération et qui permet aux élus de dessiner une trajectoire partagée. Pour l’ADGCF, les projets de territoire doivent devenir un outil politique de transition écologique (nécessité illustrée par la vague de chaleur qui nous éprouve aujourd’hui), énergétique et démographique ainsi que de justice sociale et de coopération ; ils doivent permettre, en faisant de la notion d’" habitabilité " leur référentiel, de répondre à des enjeux essentiels pour nos territoires : que préserver ? A quoi renoncer et comment accompagner collectivement les transformations auxquelles nous sommes confrontées ?

Mes Cher(e)s collèges, c’est de cela dont nous parlerons à Vannes, du projet de territoire comme ligne de force, tracée par les élus et mise en œuvre par les directeurs généraux et leurs équipes, engageant le destin des communautés vivantes habitant l’espace intercommunal. Ce sera aussi l’occasion d’échanger directement avec Rémi Lefèbvre sur les tensions politiques qui réinterrogent aujourd’hui le sens même l’intercommunalité. Rendez-vous en Bretagne !

Régis PETIT
Président de l’ADGCF
 
 
 
 
 
Vie de l’association
 
 
 
 
Une 18ème édition des Universités d’été de l’ADGCF à guichet fermé !
 
Ce sont plus de 300 participants qui se presseront les 1er, 2 & 3 juillet prochains pour la 18ème édition des Universités d’été des directeurs généraux d’intercommunalité. Trois
jours pour échanger, débattre, argumenter sur la nouvelle génération de projets de territoire et sur la notion d’habitabilité qui constitue, aux yeux de l’ADGCF, un enjeu supérieur qui doit déterminer tous les autres. Trois idées forces structureront nos travaux : partir des limites physiques du territoire pour envisager son développement ; passer du registre de la performance à celui de la robustesse et donc, de l’attractivité à l’habitabilité ; faire de l’échelle intercommunale celle de la gouvernance de la ressource et des biens communs. Tous à Vannes !
 
 
 
 
Ouverture des candidatures / Cycle de formation des élus locaux Sciences Po /ADGCF
 
télécharger la brochure
 
Le 5 octobre prochain, Sciences Po Executive Education et l’ADGCF inaugureront, avec le soutien
d’Intercommunalités de France, une nouvelle promotion du certificat " Exercer des responsabilités d’élu dans une collectivité territoriale ", destiné aux élu(e)s du bloc local, des Conseils départementaux et des Conseils régionaux. 

Pour mémoire, ce certificat a une double ambition : aider les élus locaux à répondre aux problématiques organisationnelles, financières et juridiques quotidiennes rencontrées dans l'exercice de leurs responsabilités, mais aussi leur permettre de voir au-delà de la chronologie du mandat et de réinventer les ressorts de leurs décisions et de leurs actions à l'aune des grandes transitions (écologique, sociale, économique et démocratique).

N’hésitez pas à transmettre ce message à vos élu(e)s. Pour déposer une candidature, cliquer  
ici  . Pour toute information complémentaire, David Le Bras, délégué général de l’ADGCF, se tient à votre disposition ( david.lebras@adgcf.fr   / 0609245187).
 
 
 
 
INTERVIEW : Lysiane YVON, directrice générale du CNAS
 
" L’action sociale, un levier d’attractivité pour les collectivités "

Directrice générale du CNAS depuis mai 2025, Lysiane YVON revient, dans cette interview pour la newsletter de l’ADGCF, sur la raison d’être du CNAS, sur l’évolution de son offre de services ainsi que sur son propre parcours professionnel.

Le CNAS —Comité Nationale d’Action Sociale— œuvre depuis 1967 au " mieux-être " des agents des collectivités territoriales. Pourriez-vous nous rappeler ses missions initiales ?

Le CNAS propose des prestations d’action sociale aux agents des
collectivités territoriales, quelles qu’elles soient. Sa vocation est d’améliorer leur bien-être et de compléter le " package social " qu’une collectivité peut offrir. C’est donc à la fois un outil de solidarité et un levier RH d’attractivité et de fidélisation pour l’administration territoriale. 
Le CNAS a été créé pour répondre à des besoins locaux, en 1967, par Henri Hatrel. Il s’est progressivement étendu à d’autres territoires. 

Quelles sont les grandes étapes du déploiement du CNAS ?

A partir des années 90, sous la présidence de René Régnault, l’association se structure et s’inscrit dans une forte croissance. En 1998, la raison d’être du CNAS se formalise : améliorer la qualité de vie des personnels territoriaux grâce à une large offre d’actions sociales, fondée sur la solidarité et la mutualisation. La création des antennes régionales dans les années 2000 renforce l’ancrage territorial : sept antennes assurent aujourd’hui le lien de proximité avec les adhérents, les bénéficiaires et les délégués. 
Autre date majeure : les lois de février 2007, qui rendent l’action sociale obligatoire dans les collectivités territoriales. Aujourd’hui, il y a encore de petites collectivités qui ignorent cette obligation.
Depuis une dizaine d’années, la croissance s’est accélérée, portée par la diversité de l’offre de notre catalogue et la qualité de service. La transformation numérique engagée à partir de 2018, puis amplifiée depuis 2021 a permis d’absorber les volumes de demandes et d’améliorer la relation avec les adhérents et bénéficiaires. Aujourd’hui, le CNAS apporte une solution utile, simple et sécurisée.

Vous êtes directrice générale du CNAS depuis un peu plus d’un an maintenant. Quel a été votre parcours professionnel jusque-là ?  

Je suis juriste spécialisée en droit des affaires et en développement des entreprises...
 
lire la suite de l’interview
 
 
 
 
 
Agenda
 
 
 
juillet
 
01-03 juil
 
Universités d'été 2026 - 1er, 2, 3 juillet
 
Vannes
 
septembre
 
18 sept
 
Matinale : " Sécuriser le début de mandat : stratégie, arbitrages et trajectoire durable "
 
Délégation Provence Alpes Côtes d'Azur - Corse
 
 
 
 
 
 
Partenaires
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Impacts des transformations écologiques sur les métiers et l'organisation des intercommunalités : une nouvelle enquête Relyens / ADGCF
 
télécharger l’enquête
 
L'ADGCF s'engage depuis de nombreuses années sur l'analyse de l'impact des transformations écologiques sur les politiques territoriales. Pourquoi ? Parce que les intercommunalités sont en première ligne des bifurcations écologiques, de par leurs compétences et via leurs agents.

C'est pourquoi l'ADGCF, en partenariat avec Relyens, a souhaité analyser, dans le cadre d'une étude spécifique, les perceptions des dirigeants territoriaux sur l'impact du changement climatique et de la transition écologique sur les métiers, les ressources humaines, le management et l'organisation des communautés & métropoles.

Bonne lecture !
 
 
 
 
 
 
 
 
Publications de LOCALTIS, Banque des territoires
 
- Les rémunérations trop faibles restent "le principal point noir" pour l'attractivité de la fonction publique 
https://share.google/51wGJdD2DmZ5NWprx

- Hausse de l'emploi contractuel : une révolution silencieuse à accompagner  https://share.google/meY6bjazoIkKa1qln
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Signature d’une convention de partenariat entre l’UGAP et Cybermalveillance.gouv.fr
 
télécharger le communiqué de presse
 
Ce partenariat vise à renforcer la sensibilisation et l’accompagnement des acheteurs publics en matière de cybersécurité. Il s’inscrit dans une volonté commune de mieux outiller les décideurs publics face aux risques numériques, et plus particulièrement au risque cyber, désormais critique pour la continuité des services publics.
 
 
 
 
 
 
 
Icade /SCET : Baromètre des entrées de ville commerciales : lancement de l'enquête territoire 
 
répondre à l’enquête
 
Dans le cadre de la 2e édition du Baromètre des entrées de ville commerciales porté par Icade et la SCET, une enquête nationale est actuellement ouverte afin de recueillir les retours et perceptions des acteurs des territoires sur les enjeux, mutations et perspectives des entrées de ville. Cette enquête a également pour objectif de faire connaitre les projets de transformation en réflexion ou engagés à l’échelle nationale. Votre contribution serait précieuse pour nourrir cette réflexion collective.
 
 
 
 
 
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La lettre d’information de l’ADGCF
 
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