L’Association des Directeurs Généraux des Communautés de France (ADGCF) et l’Assemblée des Communautés de France (ADCF) vont toutes deux connaître à l’automne une transmission de témoin, leurs présidents respectifs ayant choisi, à l’occasion du renouvellement général des conseils municipaux et communautaires, de tourner une page de leur expérience locale. Dans les deux cas, ce passage de relais s’est organisé sous le signe de la continuité des hommes et des valeurs, gage que nos associations continueront à porter haut, chacune avec sa spécificité et souvent côte à côte, une certaine idée de la décentralisation et de l’action publique locale.

Je m’en réjouis car je retire des joutes successives menées au nom de l’intercommunalité depuis 1989, au-delà les progrès considérables obtenus pour les communautés et auxquels nous avons activement contribué, la conviction profonde que jamais il ne faut baisser la garde au risque d’un brutal reflux.
Or ce début de mandat, nous le pressentons tous, sera déterminant.
Il sera déterminant pour que la réorganisation annoncée des pouvoirs locaux, conséquence nécessaire et évidente mais jusqu’ici occultée du déploiement de l’intercommunalité, interroge tant la carte administrative que la clause de compétence générale pour déboucher sur une clarification des responsabilités. Il sera déterminant pour que la mise en oeuvre des préconisations du Grenelle environnement, au cours duquel nous avons pu mesurer à quel point l’ensemble de la société civile est en attente d’intercommunalité, nous conforte comme autorité organisatrice locale du développement durable et ne nous confine pas, a contrario, dans une fonction d’exécutants de politiques sectorielles et normatives descendantes.
Marc Censi
Président fondateur de l’Assemblée
des Communautés de France
(ADCF)